« Pour atteindre nos objectifs de réduction des gaz à effet de serre, nous devons intervenir à grande échelle et le faire de façon décisive et bien coordonnée. Notre démarche doit mobiliser les gouvernements et les entreprises et mettre à contribution d’autres organisations à tous les niveaux et dans tous les secteurs. Il est absolument impératif d’agir maintenant.
L’Amérique du Nord semble se diriger vers un système de quotas et d’échange. Mais si nous tenons à ce qu’un tel système soit une stratégie véritablement utile et efficace pour atténuer les changements climatiques, non seulement devra-t-il être équitable et transparent pour tous – il doit s’agir d’un modèle dont les mêmes règles et structures de prix sont appliquées de manière uniforme et équitable dans chaque administration –, mais il devra, en bout de ligne, offrir certitude et clarté à tous ses partenaires, qu’il s’agisse de l’industrie et du marché ou des administrations qui en assurent le fonctionnement.
L’importance d’une approche harmonisée est l’un des principales conclusions à laquelle en arrive le rapport que vient de diffuser la Table ronde nationale sur l’environnement et l’économie il n’y a pas longtemps et qui recommande l’instauration d’un système multisectoriel de quotas et d’échange pour signaler clairement que les émissions de gaz à effet de serre ont un prix et pour offrir un incitatif à leur réduction. Je suis heureux de voir que David McLaughlin, président et premier dirigeant de la TNREE, soit ici pour nous parler du rapport.
Le rapport insiste sur la nécessité d’adopter des politiques immédiates et musclées de réduction des gaz à effet de serre et démontre clairement que le fait d’attendre avant d’agir ne fera qu’alourdir la facture économique et environnementale du Canada.
Le fait est que l’Ontario a déjà pris des mesures en se donnant des objectifs ambitieux de réduction des gaz à effet de serre et en s’engageant dans la voie d’un système multisectoriel de quotas et d’échange comportant des signaux de prix sans équivoque.
Le rapport de la TRNEE conclut qu’un système national de quotas et d’échange doit être compatible et en lien avec les régimes de quotas et d’échange fondés sur des réductions réelles qui commencent à voir le jour aux États-Unis et dans d’autres pays. Nous savons que bon nombre des marchés et des services qui mènent à la réduction des gaz à effet de serre dépassent les frontières de l’Ontario et exigent que nous prenions des mesures coordonnées. Cela ne veut dire que l’Ontario entend s’assoir sur ses lauriers et être à la remorque des autres gouvernements d’Amérique du Nord. »